S4 Maitrise de la reproduction

Chapitre 2: Prendre en charge de façon conjointe et responsable sa vie sexuelle

Cours maîtrise reproduction eleves

Avant la séance

A l’aide de la vidéo, construire une frise chronologique indiquant l’apparition progressive des méthodes de régulation des naissances.

 Une activité en ligne à remplir après avoir visionner la vidéo :
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Pendant la séance

I/ Les méthodes de régulation des naissances

Compétez le texte à trou à l’aide de l’animation flash présentant le mode d’emploi de la contraception et celle sur la pilule  . Consulter les sites présentant les différentes méthodes contraceptives, (voir aussi ici)

       A/ Les méthodes contraceptives

tableau contraceptif

La contraception agit pour bloquer 3 grands mécanismes :

– on bloque l’ovulation : on donne des estrogènes et de la progestérone de synthèse qui bloquent la stimulation de l’ovaire via l’hypophyse : l’hypophyse est mise au repos et cesse de stimuler les ovaires, de sorte que l’ovulation n’a pas lieu (Pilule estroprogestative). On doit vérifier que l’équilibre hormonal soit respecté.

niveau d'action contraceptif

L’ implant est un bâtonnet que l’on place sous la peau de l’avant bras ou du bras lors d’une courte anesthésie locale. Il libère un progestatif pendant 3 à 5 ans qui agit comme une pilule progestative mais qui souvent empêche aussi l’ovulation.

L’anneau mesure entre 5 et 6cm de diamètre et est posé au fond du vagin par la femme. Cet anneau est imprégné d’œstrogène et de progestérone. Il est placé pendant 21 jours. Il est retiré le 22ème jour. Le patch est collé sur la peau et les hormones diffusent sous la peau, passent dans le sang et freinent l’axe hypothalamo-hypophysaire. On utilise un patch par semaine pendant 3 semaines puis on arrête une semaine.

– on empêche l’ovaire et le spermatozoïde de se rencontrer. On peut utiliser une pilule progestative (prise quotidiennement) qui agit en coagulant la glaire dans le col de l’utérus, ce qui empêche les spermatozoïdes d’atteindre l’ovocyte. On peut utiliser un préservatif (contraception mécanique) masculin ou féminin.

Effet pilule

Ligature des trompes chez la femme (anesthésie générale) ou des canaux déférents pour l’homme (anesthésie locale).

  • on empêche l’œuf de s’implanter dans l’utérus : stérilet placé dans l’utérus.

D’après Frédérique Kuttenn, endocrinologue à l’hôpital de la pitié salpêtrière à Paris

Pour la science, N°369, juillet 2008

B/ Contrôler les grossesses

a) Dans le cas où la grossesse n’est pas souhaitée

La contragestion est l’ensemble des méthodes empêchant la gestation de l’embryon après sa formation. Ces méthodes s’appliquent après la fécondation. Ce ne sont pas des méthodes de contraception.

  • La pilule du lendemain

Ce sont des pilules qui contiennent de la progestérone ou œstrogène+progestérone. Il y a 2 comprimés à prendre : le premier dans les 24 heures qui suivent un rapport sexuel non protégé et le deuxième 12 à 24 heures après le premier. La prise de ces comprimés va provoquer un déséquilibre hormonal brutal et va, selon le moment du cycle, empêcher l’ovulation, la fécondation, la nidation. Mais son mode d’action est assez mal connu. Il démontre cependant à nouveau l’importance du respect des équilibres des concentrations plasmatiques hormonales à chaque moment du cycle.

  • Le RU 486

C’est une molécule dont la structure est proche de la progestérone mais qui a une plus grande affinité avec les récepteurs à progestérone des cellules de la muqueuse utérine. Pris lors de la phase de corps jaune, le RU 486, en monopolisant les récepteurs à la progestérone, empêche l’endomètre de répondre à l’action de la progestérone sécrétée par le corps jaune.

effet RU 486

Bien que se fixant sur les mêmes récepteurs, le RU 486 n’a pas les propriétés de la progestérone, il n’agit pas sur les cellules cibles et ne provoque pas le maintient de la muqueuse utérine et ne bloque pas les contractions utérines.

Il entraîne en conséquence des règles anticipées et s’oppose ainsi à la nidation d’un éventuel embryon. Par son action « anti progestérone », le RU 486 peut exercer une action abortive.

b) Dans le cas où la grossesse est souhaitée mais nécessite le besoin d’une PMA (procréation médicale assistée)

Certains couples peuvent avoir des problèmes d’infertilité d’origines très diverses qui les empêchent de procréer. La Procréation Médicalement Assistée peut dans certains cas apporter une solution aux personnes infertiles. Différentes techniques existent :

  • L’IA (Insémination Artificielle), elle est pratiquée lorsqu’il y a une infertilité masculine. Pour cela on récupère le sperme d’un conjoint ou d’un donneur anonyme et on sélectionne les spermatozoïdes les plus mobiles. Ils sont ensuite directement injectés dans la cavité utérine suite à une stimulation ovarienne de la femme. On augmente ainsi les chances de fécondation en faisant passer la redoutable barrière de la glaire cervicale dans le col de l’utérus et en déclenchant l’ovulation de plusieurs follicules.

  • La FIVETE (Fécondation In Vitro Et Transfert d’ Embryon)

    FIVETELes différentes étapes de la fécondation in vitro sont les suivantes:

    1- Stimulations ovariennes par injection d’hormones FSH.

    2- Ponction ovarienne: récupération de plusieurs ovules d’une même femme

    3- Récupèration des spermatozoides d’un conjoint ou d’un donneur anonyme

    4- Mise en contact dans un liquide nutritif des 2 gamètes.  Des fécondations se font naturellement dans le tube à essai (in vitro).

    5- Implantation des embryons au stade 4 cellules dans l’ utérus d’une femme ayant subit préalablement un traitement hormonal pour que la muqueuse utérine permette la nidation des embryons.

  • L’ICSI (IntraCytoplasmique Spermatozoïde Injection)

    ICSIL’ICSI (IntraCytoplasmique Spermatozoïde Injection) est une technique qui se déroule sous le microscope et qui permet l’injection d’un spermatozoïde directement dans le  cytoplasme de l’ ovule lorsque les fécondations naturelles in vitro ne se produisent pas seules.

    Toutes ces techniques soulèvent des questions éthiques.

Conclusion:

I l existe différentes méthodes visant à empêcher (contraception) ou arrêter (IVG) une grossesse.
Toutes ont pu être mises au point grâce à la connaissance du fonctionnement hormonal de l’appareil reproducteur féminin.
La pilule combinée est constituée d’hormone de synthèse (œstrogène et progestérone) qui, en agissant sur l’hypophyse, vont empêcher l’ovulation. La pilule du lendemain a un effet similaire seulement si elle est prise dans les 72 heures et si l’ovulation n’a pas eu lieu.
Son utilisation doit rester exceptionnelle.
L’interruption volontaire de grossesse provoque quant à elle un rejet de l’embryonmais est soumis à des délais légaux de réalisation.

Après la classe :

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Pour aller plus loin:

 


Le coin du professeur

Savoir: La connaissance de plus en plus précise des hormones naturelles contrôlant les fonctions de

reproduction humaine a permis progressivement la mise au point de molécules de synthèse qui permettent une maîtrise de la procréation de plus en plus adaptée, avec de moins en moins d’effets secondaires.

Ces molécules de synthèse sont utilisées dans :

– la contraception régulière ( « la pilule»);

– la contraception d’urgence;

– l’IVG médicamenteuse.

Elles sont également utilisées dans les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) qui permettent ou facilitent la fécondation et/ou la gestation dans les cas de stérilité ou d’infertilité

Savoir faire: Replacer dans le temps et dans la société la chronologie de l’apparition des méthodes de régulation des naissances. Identifier les modes d’action des molécules de synthèse et les expliquer par les mécanismes biologiques sur lesquels ils se fondent.

Expliquer les pratiques médicales chimiques mises en œuvre en cas de déficience de la fertilité du couple.

Discuter les limites des méthodes de maîtrise de la procréation en s’appuyant sur la législation, l’éthique et l’état des connaissances médicales.

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